Guindeau : comment çà marche ?

A quoi çà sert ?

Le guindeau, généralement situé à l’avant du bateau à proximité ou dans la baille à mouillage, sert à descendre et lever l’ancre sans se casser le dos. Il y a d’autres usages plus ou moins orthodoxes que nous ne décrirons pas ici. Aujourd’hui les guindeaux sont électriques, ils peuvent être commandés par un interrupteur manuel ou à pied, une télécommande sans fil, une commande déportée vers le poste de pilotage.

Comment çà marche ?

Le guindeau est constitué principalement de trois parties : le moteur, la boîte de réduction, le barbotin. Le moteur électrique entraîne  la rotation d’un arbre dont la puissance est démultipliée par la boite de réduction faisant tourner un deuxième arbre entraînant le barbotin qui entraîne la chaîne.

On distingue deux types de guindeaux selon l’orientation de l’axe de rotation du barbotin : les guindeaux verticaux et les guindeaux horizontaux.

Face au barbotin, sur un guindeau horizontal, on peut trouver une poupée permettant de remonter un cordage. La poupée sera au-dessus du barbotin pour un guindeau vertical.

Les guindeaux électriques ont toujours un moyen de débrayage permettant de les faire fonctionner en mode manuel à l’aide d’une manivelle de type manivelle de winch ou bien une manivelle ad-hoc.

Guindeau vertical

Guindeau horizontal

 

Débrayage du guindeau


Outre son axe, vertical ou horizontal, un guindeau se caractérise par sa puissance et par la taille de chaîne pour laquelle est fait le barbotin.

On trouve généralement des guindeaux de 700, 1000, 1500 watts en 12 volts et jusqu’à 3000 watts en 24 volts.

Le barbotin est adapté pour les chaînes de 8, 10 et 13 mm. Attention : pour les chaînes de 10mm les normes ISO et DIN diffèrent, donc un barbotin de 10mm ISO ne fonctionnera pas avec une chaîne de 10mm DIN. Pour les reconnaître il faut mesurer la plus longue distance intérieure des maillons. Elle fait 18mm en DIN et 30mm en ISO.

Le montage électrique du guindeau

Comme tout moteur électrique, le guindeau consomme beaucoup d’électricité avec un pic important lors du démarrage. Pour éviter de faire passer cette intensité dans la commande, avec des risques pour l’utilisateur, la commande passe par un relais de puissance. La commande reste donc avec une faible intensité étant isolée du circuit de consommation.

 

 

On voit sur la figure de circulation électrique que le courant électrique qui passe dans la commande (en vert) est distinct de celui qui passe dans le moteur en rouge. Si on souhaite ajouter une deuxième commande (interrupteur de cockpit, …) il faudra donc le brancher sur la partie commande du relais, comme ici la commande au pied.

Le guindeau et le circuit électrique sont protégés par un disjoncteur placé sur le +. Ce disjoncteur fait office de coupe circuit et de fusible en général.

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